A chaque numéro, en début de magazine, Regard propose à ses lecteurs un grand entretien de trois pages avec une personnalité politique, un intellectuel ou un artiste. Vous trouverez ici les dernières rencontres publiées.

 

 

 

Sandra Pralong

Son CV est impressionnant. Tour à tour directrice du prestigieux hebdomadaire américain Newsweek, consultante auprès des Nations unies, de la Banque mondiale et de plusieurs multinationales, conseillère du président roumain à la fin des années 90, Sandra Pralong est aujourd’hui à la tête d’une société de communication et d’une fondation, SynergEtica. Née à Bucarest puis éduquée en Suisse, aux États-Unis et en France (docteur de Sciences Po), elle est revenue en Roumanie juste après la révolution pour y établir la fondation Soros. Femme du monde peu commune, Sandra Pralong nous fait part de ses impressions sur son pays, sur la jeunesse roumaine et son futur.

 

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Roxana Theodorescu

Roxana Theodorescu est la directrice du Musée national d’art de Roumanie (Mnar), superbe palais construit en 1812 situé sur l’avenue Victoriei de Bucarest, en face de la place de la révolution. Son engagement pour que le musée devienne enfin un grand lieu d’exposition européen a enfin payé. Regard a eu le privilège de rencontrer cette grande dame de la culture roumaine. Entretien sur le musée, sa vie, ses combats et ses espérances.

 

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Vintila Mihailescu

En ouverture de ce dossier spécial sur la psychologie des Roumains, Regard a voulu d’abord interroger un expert de « l’homme roumain » avant de s’atteler à en décrire les différentes facettes. D’où viennent les Roumains ? Comment ont-ils évolué ? Quels sont leurs principaux traits de caractère ? Vintila Mihailescu, grand anthropologue et directeur du Musée du paysan roumain, a très gentiment répondu à nos questions. Entretien éclairant qui replace pas mal d’idées reçues.

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Victor Rebengiuc

Qui choisir pour le grand entretien d’ouverture du dossier sur la commémoration de décembre 1989 ? Pas simple. Il fallait trouver une personnalité connue qui ait vécu les événements de l’intérieur, sans avoir été trop impliquée, sans la moindre controverse. Quelqu’un qui a toujours su garder une certaine distance et que les Roumains apprécient et respectent : Victor Rebengiuc. Disponible et souriant, il a très vite accepté de rencontrer Regard dans un grand hôtel de la capitale. Moments rares avec un artiste immense qui a aussi su rester simple.

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Ioan Stanomir

Aimable et disponible, Ioan Stanomir parle d’une voix douce, posée. Pince-sans-rire, il égratigne le monde politique et la société roumaine avec soin. Lucide, il sait qu’il n’est pas nécessaire d’étaler son savoir pour se faire comprendre – ce qui n’est pas le cas de beaucoup d’intellectuels roumains. Décidément, ce jeune professeur en sciences politiques fait preuve d’un charisme hors du commun. En discutant avec lui, on comprend mieux pourquoi un si jeune universitaire fait partie des tout premiers conseillers du pays.

 

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Corneliu Porumboiu

C’est l’un des réalisateurs roumains les plus doués de sa génération. En quelques coups de caméra, il a remporté plusieurs prix à Cannes, dont cette année le prix du Jury de la section Un Certain Regard. Corneliu Porumboiu, très cérébral, difficile à cerner, affiche un parcours sans faute. Son premier long métrage « A fost sau n-a fost » avait déjà enlevé la Caméra d’or en 2006.

 

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Nadia Comaneci

 

« She’s perfect ! » (Elle est parfaite !)… Ce fut le titre de Une du prestigieux magazine américain Time quand, aux Jeux olympiques de Montréal en 1976, Nadia Comaneci, âgée de 14 ans, a obtenu la note de 10 aux barres asymétriques. Du jamais vu, même le tableau d’affichage n’avait pas été programmé pour. Une note qu’elle obtiendra à sept reprises lors de ces jeux qui virent la naissance d’une légende.

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Dan Puric

De Bucarest à Paris, Dan Puric a joué dans les plus grandes salles. Sa troupe, “Passe-partout”, vient d’ailleurs de fêter ses dix ans. Ses spectacles, comme “Toujours l’amour” ou “Made in Romania”, sont restés gravés dans l’esprit des Roumains, et d’autres.

 

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Alison Mutler

La journaliste anglaise Alison Mutler vit en Roumanie depuis presque 20 ans. Originaire de la très bucolique région du Kent, au sud de l'Angleterre, elle n'avait que 18 ans lors de son premier séjour à Bucarest.

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Aurel Ciobanu-Dordea

Après plusieurs années passées à Bruxelles au service juridique du Secrétariat général du Conseil de l’Union européenne, Aurel Ciobanu-Dordea (41 ans) est aujourd’hui « l’homme UE » du gouvernement roumain.

 

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Teodor Baconschi

« Nous espérons que la France saura préserver l’équilibre interinstitutionnel au niveau européen, valorisant les nouveaux membres de l’Union. »

Union européenne, défense, religion, Teodor Baconschi, ambassadeur de Roumanie à Paris livre dans cet entretien une fine analyse des changements et mutations en cours.

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Andrei Pandele

Des années durant, il a accumulé dans le plus grand secret des centaines d’instantanés de la vie quotidienne sous Ceausescu et pris de grands risques pour sa liberté. Il aura fallu quasiment deux décennies pour que ses clichés soient enfin présentées au public dans ce qui fut l’exposition phare de ce début d’année: «Photographies interdites et images personnelles». L’auteur? Andrei Pandele, 62 ans, Bucarestois de naissance et de cœur, architecte reconnu (il fut après la révolution architecte en chef de la Mairie de la capitale) et talent polymorphe. Entre photojournalisme et naturalisme artistique, témoignages d’un passé absurde et portraits émouvants, scènes de la vie urbaine et tranches pastorales, formes géométriques et jeux de lumière, l’événement (dont l’esthétique catalogue, tiré à quelques centaines d’exemplaires, est déjà un «collector») a attiré en deux mois plusieurs milliers de visiteurs. A juste titre, tant ses photos résument avec humour, simplicité et acuité l’histoire récente de la Roumanie.

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Leonard Orban

Il est l’un des symboles les plus visibles de l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne. Adoubé le 12 décembre 2006 par le Parlement de Strasbourg au poste de commissaire européen pour le multilinguisme, Leonard Orban est officiellement entré en fonction le 1er janvier 2007. Ancien secrétaire d’Etat à l’Intégration européenne et négociateur en chef de la Roumanie auprès de l’UE (il fut à ce titre l’une des quatre personnalités roumaines à avoir paraphé le traité d’adhésion en 2005), cet économiste de formation, âgé de 46 ans, est un familier des affaires continentales. Il dispose à Bruxelles d’un budget de plus d’un milliard d’euros pour mener à bien une ambitieuse politique de promotion de la diversité linguistique et d’apprentissage des langues étrangères, sans omettre les dimensions politique et institutionnelle d’un poste qu’il juge «extrêmement difficile». Alors que la Roumanie s’apprête à souffler sa première bougie européenne, Leonard Orban était un interlocuteur de choix.

   
Cristian Mungiu

Même si le constat tranche avec sa nature modeste et sa vision pragmatique des choses, il restera comme le grand vainqueur de l’année 2007. Couronné à Cannes pour son deuxième long-métrage, «4 mois, 3 semaines et 2 jours», Cristian Mungiu a propulsé le cinéma roumain dans une autre dimension, celle de la reconnaissance internationale. Le mérite est d’autant plus remarquable que ce film, tourné avec un budget minuscule (600.000 euros), traite de sujets difficiles (l’avortement sous Ceausescu, la peur au quotidien, les sacrifices de l’amitié…) sans jamais se départir des principes intransigeants de son réalisateur. Porté par des acteurs formidables, «4, 3, 2…» s’est exporté dans plus de 60 pays, où plus de 500.000 spectateurs l’ont déjà vu. Cristian Mungiu parle ici de son film, des réactions qu’il suscite à travers le monde, de la nouvelle génération de cinéastes roumains, de sa passion pour le septième art, de cette chance tenace qui semble l’accompagner... Tout en adressant des signaux clairs aux autorités culturelles roumaines afin que cette période faste ne se transforme pas en «hasard de l’histoire». Un entretien aussi honnête que passionnant.

   
Neagu Djuvara

Seconde partie de notre entretien avec Neagu Djuvara. L’historien et écrivain, dont la longue vie pourrait être un roman, évoque ici son expérience de conseiller diplomatique au Niger dans les années 60 et 70, ses difficiles retrouvailles avec la Roumanie en 1990, son début de carrière universitaire à 73 ans, sa notoriété audiovisuelle et son ardent désir de voir sa thèse d’histoire (dirigée par Raymond Aron) reconnue à sa juste valeur. Il parle également sans ambages de ses convictions politiques et de son rapport très personnel à Bucarest. Un esprit libre.

   
Neagu Djuvara

Passer une soirée en compagnie de Neagu Djuvara est un cadeau de la vie. A 91 ans, cet homme au parcours inouï est aussi cultivé qu’élégant, aussi drôle qu’émouvant. Né à Bucarest en août 1916 dans une grande famille de boyards, il passe son enfance entre France et Roumanie. Docteur en droit, blessé à Odessa durant la seconde guerre mondiale, il échappe grâce à un extraordinaire concours de circonstances aux procès communistes, se réfugie à Paris, travaille près d’un quart de siècle au Niger (où il termine parallèlement une thèse de philosophie de l’histoire avec Raymond Aron) avant de revenir en 1990 dans sa ville natale. Diplomate, professeur d’histoire sur le tard, écrivain, présentateur d’émissions à la télévision, ce personnage hors du commun est une mémoire vivante du XXe siècle, tout en restant solidement arrimé au temps présent. Voici la première partie d’un entretien dont la suite sera publiée dans le prochain numéro de Regard.

   
Ion Tiriac

Pour reprendre un anglicisme en vogue, on pourrait dire qu’il est un «brand» (une marque) à lui tout seul. A 68 ans, Ion Tiriac est non seulement l’un des Roumains les plus célèbres, mais également l’un des plus riches et influents. Ancien joueur de tennis de haut niveau (il fut le «grand frère» d’Ilie Nastase, avec qui il a joué trois finales de Coupe Davis), entraîneur et manager de champions légendaires (Vilas, Panatta, Becker, Ivanisevic, Leconte), président du Comité olympique roumain de 1998 à 2004, le natif de Brasov a été un précurseur en matière de marketing sportif et tient aujourd’hui encore les rênes des tournois de Madrid et de Bucarest. Mais il est aussi (et avant tout?) l’homme qui a ramené le capitalisme en Roumanie, créant dès 1990 la première banque privée du pays avant de fonder un groupe surpuissant et évolutif regroupant des activités dans les assurances, le crédit, l’automobile, le transport, la grande distribution ou encore l’audiovisuel. Sa fortune est actuellement estimée à plus d’un milliard de dollars. Personnalité aussi incontournable que mystérieuse de la Roumanie contemporaine, Ion Tiriac parle peu à la presse. Ce qui ne donne que plus de poids à cet entretien à Regard, réalisé à Paris durant les Internationaux de France de tennis.

   
Hervé Bolot

Nommé début 2005, Hervé Bolot quittera dans quelques jours le poste d’Ambassadeur de France en Roumanie après deux années et demie d’une intensité diplomatique rare, dominées par l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne et la tenue du XIe Sommet de la Francophonie à Bucarest en septembre dernier. Agé de 62 ans, ancien Ambassadeur au Congo et futur Ambassadeur au Vietnam, ce diplomate de carrière, passé par l’Autriche, les Etats-Unis et le Zimbabwe, revient ici sur sa mission en Roumanie, le développement de l’enseignement francophone, le renforcement de la présence économique française, les échanges culturels bilatéraux et le credo européen… sans oublier Panait Istrati, auquel le lie une passion de longue date.

   
Catherine Durandin

Elle est l’une des plus éminentes spécialistes françaises de la Roumanie. Docteur es lettres, agrégée d’histoire, diplômée en roumain de l’Ecole des langues orientales, directrice de collections aux éditions de L’Harmattan, chargée de mission au ministère français de la Défense, Catherine Durandin a consacré à la Roumanie de nombreux ouvrages de référence, parmi lesquels «Ceausescu, mensonges et vérités d’un roi communiste» (1990), «Histoire des Roumains» (1995), ainsi que plusieurs fictions. Elle raconte ici son expérience roumaine presque quadragénaire, sa passion intacte pour la capitale, aborde sans ménagement la question francophone et lève le voile sur son prochain opus, un regard croisé avec Zoe Petre (voir Regard n°27) sur la vie politique roumaine depuis 1989.

   
Medeea Marinescu

Le public international a fait sa connaissance l’an passé dans «Je vous trouve très beau», l’histoire d’une jeune mère roumaine en quête d’une vie meilleure qui, par le biais d’une agence matrimoniale, quitte son pays pour s’installer chez un paysan bourru dans la France profonde. Avec près de 4 millions d’entrées, le long-métrage a connu un succès colossal, parachevé en début d’année par le César du meilleur premier film pour la réalisatrice Isabelle Mergault. Lumineuse et émouvante Elena aux côtés de Michel Blanc, Medeea Marinescu est pourtant tout sauf une débutante. Elle fait partie de la vie des Roumains depuis 1980 et son rôle dans «Maria Mirabela», de Ion Popescu-Gopo. Actrice polyvalente et exigeante, alternant avec le même bonheur cinéma et théâtre, elle parle ici de son enfance sur les plateaux de tournage, de sa vocation artistique, de ses joies, de ses choix… et bien sûr de «Je vous trouve très beau». Le tout avec humour, passion et sincérité.

   
Zoe Petre

Le passé est son métier, mais le présent la passionne tout autant. Docteur en histoire, pilier de l’Université de Bucarest, Zoe Petre est une spécialiste internationalement renommée de la Grèce antique, sur laquelle elle a écrit de nombreux ouvrages, dont «La civilisation grecque et les origines de la démocratie» (1993) et «La cité grecque, entre le réel et l’imaginaire» (2000). Mais elle est surtout connue du grand public roumain pour son rôle actif dans la société civile, ses prises de position et ses quatre années auprès du président Emil Constantinescu, dont elle était la principale conseillère de politique intérieure et extérieure (1996-2000). Dans cet entretien, Zoe Petre parle de l’Europe, de son «affection secrète» pour Romano Prodi, de l’obsolescence croissante des notions de gauche et de droite et pose un regard aussi perçant que lucide sur l’évolution de son pays.

   
Pierre Poupard

Depuis plus de trois ans, le Français Pierre Poupard est le représentant en Roumanie de l’Unicef, le fonds des Nations Unies pour l’enfance. Son parcours l’avait auparavant conduit en Palestine, au Mali, au Burundi, ou encore au Maroc, pour des missions parfois difficiles au service d’enfants maltraités. Il évoque ici les progrès «énormes» accomplis par la Roumanie dans un domaine où la situation était encore très sombre il y a quelques années. Il dessine également les chantiers prioritaires pour les mois à venir et lève le voile sur la nouvelle image qu’il souhaite donner à l’agence roumaine de l’Unicef, après la récente nomination comme ambassadrice de bonne volonté de la vedette du petit écran Andreea Marin.

   
Nicolae Idu

Docteur en sciences économiques, secrétaire d’Etat à la fin des années 90, Nicolae Idu est depuis sept ans le directeur de l’Institut européen de Roumanie (IER), dont il est également l’un des fondateurs. Peu connu, cet organisme public a traduit en roumain l’intégralité de «l’acquis communautaire» (les droits et obligations qui régissent les relations entre Etats de l’Union européenne). Soit environ… 150 000 pages. L’IER se donne également pour mission «d’assister l’administration, les milieux d’affaires et la société civile à conscientiser et assumer les exigences liées à l’adhésion de la Roumanie à l’Union». A quelques encablures du 1er janvier 2007 -une date à laquelle il n’est pas étranger-, Nicolae Idu constituait l’interlocuteur idéal.

   
Jonathan Scheele

Pendant cinq ans, il a incarné l’Europe aux yeux de millions de Roumains. Chef de la délégation de la Commission européenne à Bucarest, le Britannique Jonathan Scheele, 58 ans, a conclu sa mission le 30 octobre sur un dernier succès, le plus important de tous : l’adhésion officielle de la Roumanie à l’Union européenne au 1er janvier 2007. Dans cet entretien, le souriant diplomate évoque les fulgurants progrès du pays sur le chemin de l’UE, et les principaux défis qui l’attendent. Il parle aussi de sa relation profonde avec la Roumanie, dont il a appris la langue et gardera des souvenirs ineffaçables.

   
Nicolae Manolescu

Unanimement considéré comme le meilleur historien et critique littéraire roumain contemporain, professeur à l’Université de Bucarest, directeur de la revue «La Roumanie Littéraire», fondateur de l’Alliance Civique, parti humaniste post-1989, ancien sénateur et candidat à l’élection présidentielle de 1996, Nicolae Manolescu, 67 ans, prendra dans quelques semaines le poste d’ambassadeur de Roumanie auprès de l’Unesco. Avant de s’installer à Paris, il parle ici de cette francophonie qu’il aime tant, des périls qui la menacent, de son passage en politique et, en bon vivant qu’il est, de la gastronomie et des vins roumains.

   
Abdou Diouf

Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) depuis 2002, Abdou Diouf évoque pour regard le XIème Sommet et la place de la Roumanie dans la famille francophone. Il revient sur les quatre années de son mandat, et réaffirme avec force l'importance du combat pour la diversité culturelle et linguistique.

   
Radu Mihaileanu

Il est le cinéaste d’origine roumaine le plus réputé au monde. De «Train de vie», son premier grand succès en 1998, à «Vas, vis et deviens», qui lui a valu il y a quelques mois le César du meilleur scénario, Radu Mihaileanu poursuit une carrière personnelle et attachante. Fils d’un journaliste juif communiste déporté et traducteur des plus grands auteurs français, né à Bucarest il y a quarante-huit ans, il a d’abord été un homme de théâtre, à la fin des années 70. Après un passage en Israël, il s’est réfugié, puis installé à Paris. Cinéaste engagé, épris d’humour et de finesse, Radu Mihaileanu n’aime rien tant qu’écouter et observer ses contemporains. Mais il parle, parfois, aussi...

   
Ilie Nastase

Il a été numéro un du tennis mondial, a fait rire des millions de spectateurs, séduit des centaines de femmes, effectué un passage-éclair en politique. Il a publié plusieurs livres sur sa drôle de vie, il a même enregistré un disque. Président de la Fédération roumaine de tennis, directeur du réseau de radios Europa FM, il est l’un des Roumains les plus connus et les plus appréciés à l’étranger, particulièrement en France. Et pourtant, à bientôt 60 ans, Ilie Nastase est toujours aussi spontané, insouciant… et décapant. La preuve.

   
Cristian Pirvulescu, analyste politique

Président de l'association Pro Democratia, professeur à la faculté de sciences politiques et de journalisme, Cristian Pirvulescu est l'un des analystes politiques les plus reconnus de Roumanie. Dans un entretien à regard, il revient sur le processus de démocratisation de la Roumanie et sur les conséquences de l’entrée du pays dans l’Union européenne.

   
Cristi Puiu, cinéaste

Récompensé par une avalanche de prix pour son dernier long-métrage, « La mort de Monsieur Lazarescu », le cinéaste de 38 ans est le nouveau visage du cinéma
roumain. Dans un entretien à regard, Cristi Puiu évoque la difficile situation du cinéma en Roumanie, parle de son amour du septième art et de son projet de
« comédie humaine roumaine ».

   
Tudor Giurgiu, PDG de la TVR

Cinéaste, créateur du festival du film international de Transylvanie, et depuis le mois de juin, président-directeur général de la TVR. A 33 ans, Tudor Giurgiu a connu une ascension fulgurante. Mais semble se moquer du «prestige » et suivre uniquement ses envies. Il évoque son nouveau rôle, ses projets, de la TVR au grand écran. Rencontre avec l’homme qui veut faire bouger la télévision publique roumaine.

   
Mircea Cartarescu, écrivain

A 49 ans, Mircea Cartarescu est le chef de file de la littérature roumaine contemporaine.
Dans un entretien à regard, il revient sur son image d'introverti , sur les écrivains de son pays et sur son amour pour le vieux Bucarest.

   
Aurora Liiceanu, psychologue

Qui sont les jeunes Roumains d'aujourd'hui ?
regard a demandé l’avis de la psychologue Aurora Liiceanu. Professeur d'université, elle a mené de nombreuses études sur la jeunesse et travaille actuellement au ministère de la Justice sur les
trafics humains. Selon elle, les jeunes ont perdu leurs repères et sont tout acquis au mode de vie à l'occidentale.

   
Lucian Boia, historien

Professeur à l'université d'histoire de Bucarest et auteur prolifique, Lucian Boia revient avec regard sur l'histoire des relations franco-roumaines du XIXème siècle à la révolution de 1989. Et en profite pour livrer son propre témoignage d'intellectuel francophone sous le régime communiste.

   

Mircea Kivu, sociologue et directeur de l'IMAS

Une société partagée entre ses traditions et une modernité galopante, entre son passé difficile et l'espoir un peu flou d'un avenir européen, entre usure et jeunesse : Mircea Kivu, sociologue et directeur de l'organisme de sondage Imas, dresse avec Regard le portrait des Roumains d'aujourd'hui.

 

Monica Macovei, ministre de la Justice

Son poste est l'un des plus exposés du gouvernement. A la tête du ministère de la Justice, Monica Macovei a la lourde responsabilité d'assainir le système judiciaire roumain et
d'organiser la lutte contre la corruption. A Bruxelles, on attend ses résultats de pied ferme. L'adhésion à l'Union européenne en dépend. Entretien avec une femme politique qui a décidé de tout mettre en oeuvre pour réussir.

 
Owaise Saadat, représentant de la Banque mondiale à Bucarest

Un quart de la population roumaine reste pauvre. Selon Owaise Saadat, représentant de la Banque mondiale à Bucarest, le gouvernement se doit de prendre en compte cette réalité dans sa marche vers l'Union européenne. Pour lui, l'amélioration du niveau de vie passe nottamment par l'essor du secteur privé. Bien qu'optimiste, il affirme que 2005 et 2006 seront deux années cruciales.

 
Cristian Preda, doyen de la faculté des Sciences politiques de Bucarest

Au cours d'un entretien avec regard, Cristian Preda, le jeune et percutant doyen de la faculté des Sciences politiques de Bucarest, livre sa vision de la place de la Roumanie dans le monde. Une analyse sans concession.